Le cirque à moi tout seul

Ou l’épopée de Dobran et Zork

Bienvenue au « Cirque à moi tout seul » !

Dans ce spectacle, Dobran nous conte son histoire familiale tourmentée. La tradition du cirque et la musique transmises par son grand-père Emilio, les souvenirs sur les routes avec son frère Zork, leurs ânes Zaskia et Boris… Une époque où faire leurs numéros de cirque c’était leur manière de tenir debout, de résister.
Dobran a besoin de hauteur, de suspension, d’équilibre. Il aime jouer avec le public qui retient son souffle quand il fait revivre Zork escaladant sa montagne de caisses, ou courant derrière son diabolo indomptable…
Dans un face à face avec son frère absent, Dobran nous parle de leurs joies, d’exil et de quête d’identité. Il nous fait rire et pleurer. Dobran a soif de vivre. Il n’a plus peur. C’est un homme libre. Avec son décor en bambous, son lecteur cassettes d’Istanbul et des performances étonnantes, il présente un spectacle emprunt de moments de tendresse, de joie, de tristesse… d’humanité.

C’est quoi ?

Le Cirque à moi tout seul est un métissage de styles et de disciplines.
Du théâtre avec Dobran qui conte l’histoire de sa famille en jouant les différents personnages avec des accents qui nous transportent en Europe de l’Est.
Du mime quand il joue Zaskia l’âne qui fait sa photo d’identité dans le photomaton.
Du cirque à travers des numéros d’adresse et d’équilibre avec des caisses de bière empilées les unes sur les autres. La traversé d’un bambou pour fuir  tel un funambule. Et le jonglage avec Zork qui rayonne avec son diabolo ou l’équilibre d’un ballon de baudruche d’1m de diamètre.
Du clown avec Zork qui nous touche par sa simplicité. Il nous emmène faire un voyage émotionnel à travers la relation de deux frères.

Note d'intention d'Olaf Fabiani

Après plusieurs années de jeu au sein de différents spectacles, je ressens aujourd’hui l’envie de continuer à chercher dans le domaine du clown, du jeu burlesque, et de l’écriture.

Conversation avec moi-même (novembre 2017)

J’en suis où?

Je suis là. Je me cherche moi-même. Qu’est-ce qui me fait vibrer ? Comment je sors de ma zone de confort ? La violence de la non-reconnaissance de l’autre me touche, me blesse. J’ai l’impression que ce qui s’écroule autour de moi ce sont les « liens ». Les liens entre êtres humains qui nous rendent dignes. Les liens avec la nature et la terre qui nous accueille pour jouir un instant de la beauté de la vie. Les liens avec notre passé et nos ancêtres qui nous ont façonnés.

Qu’est-ce que je cherche au fond ?

Si je suis honnête, la seule chose que je me sens de faire, c’est de partager le désir de faire des choses et d’être libre à travers ce qu’on fait… De soutenir les gens dans l’idée qu’ils peuvent être eux-mêmes. Et si on sent ce désir chez l’autre, oser lui dire : Vas-y, essaye !
Ne pas perdre l’instinctif. La rencontre avec Benoit Postic, metteur en scène, a créé un déclic. Si tu veux parler de tout ça, vas-y et après on verra. Tout de suite j’ai senti un contact franc et sans détour.
Les premières questions de Benoit : Ce qui va nous guider c’est : Qui es-tu aujourd’hui ? Qu’est ce qui a du sens pour toi ? Qu’est ce que tu as envie de nous raconter ?
Cette recherche m’a entraîné vers un spectacle universel et accessible à tous. Le style burlesque et les personnages clownesques sont pour moi, à travers le rire, des créateurs de liens. C’est quelque chose qui me paraît essentiel à colporter aujourd’hui ! Et la nécessité de raconter des histoires. Que le public ait envie de savoir ce qui s’est passé et ce qui se passera.
C’est comme ça que Dobran est né ! Et Zork n’était pas loin… C’est une partie de lui. Son frère.
Au fil de l’écriture je me suis retrouvé en Bosnie… pays d’origine de Dobran et de Zork. Un peu par hasard… Cela pourrait être n’importe quel autre pays avec ses complications, ses exilés, ses réfugiés, ses migrants, ou tout simplement ses itinérants.

Mon lien avec ce pays ?

Une tournée de plusieurs semaines avec une fanfare en Bosnie, Croatie, et Serbie à laquelle j’ai participé en 2004. Elle m’a fait passer par des villes et villages ou l’on sentait que le temps de la guerre et de l’agitation était encore proche. Voir les lieux détruits et les personnes qui reconstruisent leur quotidien. Sentir comment elles reprennent possession de la vie et poussent pour aller de l’avant. Cela a nourri mon imaginaire, tout comme l’Italie, pays de mon école de théâtre Kiklos où je suis resté 2 ans, puis l’expérience de travail avec une compagnie de Commedia Del Arte Teatro Agricolo.
Je suis habité par ces voyages et les personnes rencontrées en chemin. Finalement, ce sont ces visages, ces expressions tricotées sur mesure, ces bouts d’histoires qui aujourd’hui tissent la trame du Cirque à moi tout seul.
Les raconter me propulse à vivre d’autres aventures et à rester confiant dans la vie !

Olaf Fabiani

Mot du metteur en scène

Voulant renouer avec le théâtre de rue, le décor est planté dans son extrême simplicité. Un rideau rouge en fond tenu par des bambous, une corde posée en demi-cercle délimite l’espace scénique : Que le spectacle  commence !

Il s’agit bien d’une épopée à la manière des grands mythes où il est question de quête de sens, de la mort, de la vie.

Le clown pour raconter cette histoire a été notre meilleur allié. Hors temps il transcende tous les possibles, du rire aux larmes, de la peur à l’espoir il nous réconcilie avec l’enfant qui sommeille en chacun de nous.

Ce spectacle est un hommage à tous ceux qui sont obligés de quitter leur terre natale. Tous ces errants en quête d’identité.

C’est l’urgence du récit. Nous avons besoin de mythes qui nous élèvent !

Benoit Postic

Autour du spectacle

Créer un événement en faisant venir Le cirque à moi tout seul, c’est une belle dynamique. On peut en profiter pour prolonger le plaisir et l’échange avant et après ! Voici quelques pistes :

Temps de rencontre Bord de scène : après le spectacle il est possible de prendre un temps pour discuter, s’interroger sur l’histoire de Dobran et Zork. Voir ce que cela provoque. Parler d’itinérance et de migration, des techniques de cirque…

Pour les écoles et lieux d’accueil d’enfants :
Découvrir en amont les arts du cirque, du théâtre, et du clown.
Prendre le temps en amont de parler des migrations qui on toujours existé. Qu’est ce qui fait que les peuples se déplacent ?
Regarder une carte du monde ou un globe. Echanger sur l’Europe et son histoire.

Proposer un repas partagé après le spectacle.

Ce spectacle peut aussi se déplacer avec des ânes (sans assistance). Une tournée sur plusieurs jours dans un même secteur géographique peut être envisagé avec 2 calèches et deux ânes pour porter le matériel du spectacle.
>> Découvrez des tournées passées

C’est une manière de créer du lien entre des villes, des villages, des quartiers sur un territoire ou une communauté de commune. Nos ânes Michel et Ouest ont la communication facile. On les entend de loin et leur présence provoque des situations nouvelles, des opportunités de rencontre auxquelles on ne s’attend pas, chez les jeunes comme chez les plus âgés. Ils nous invitent à créer des espaces improbables de rencontre.
Nous pouvons inventer avec vous des temps d’échanges : un pot d’accueil, des interviews radio, une installation participative du lieu de représentation, un atelier théâtre, des repas partagés ! Quand j’échange, je change !

C’est qui ?

Olaf Fabiani Le cirque à moi tout seul

OLAF FABIANI, Comédien

Olaf se forme en Italie, à l’école de théâtre Kiklos, puis à la Commedia Del Arte avec Stefano Perrocco et Carlo Boso. Après une expérience avec la compagnie Teatro Agricolo à Livorono(IT), il continue de se former avec Norman Taylor,  Ami Hattab, et Norbert Aboudharam.
Il intègre la Cie Artiflette en 2007 avec la création de La Famille Fanelli et depuis, il court après son diabolo. En 2013 nait Le Rocket Tiger Circus, duo maladroit de cirque burlesque fruit du travail avec Gandalf Goudard. Avec le projet Guy et Freddy, il se met au service des vélos dynamo et leur électricité à pédales en rendant palpable l’énergie électrique produite par l’humain !
Lors d’un périple de 3 mois avec un âne bâté, Olaf découvre la capacité de l’âne à être un vecteur de lien. En 2016 le projet Grési dos d’ânes voit le jour. Une tournée itinérante d’un mois de spectacle à dos d’ânes dans le Grésivaudan (38).
En 2018, inspiré par le quotidien et les rencontres il se lance dans l’aventure du Cirque à moi tout seul.

Benoit Postic Le cirque à moi tout seul

BENOIT POSTIC, Metteur en scène

Benoit s’est formé à l’école de cirque d’Annie Fratellini et Pierre Etaix à Paris. En Belgique, il est cofondateur des Baladins du Miroir avec Nelle Paxinou et Marco Taillebuis.
Il a fondé avec Catherine Blanjean la Cie Transhumance et créé un espace culturel, la Ferme de la Dîme, projet né d’une envie d’amener la culture en milieu rural.
Benoit est tantôt comédien, écrivain et metteur en scène sur de nombreuse créations en Belgique et en France. Son parcours professionnel est un chemin de résilience où les liens entre humains ont toujours été le moteur. Homme de dialogue à la verbe facile il est attentif aux plus fragiles. Il aime mettre les autres en valeur. Il se dit créateur de liens humains de qualité.