Un spectacle entre théâtre et récit conté, tissé de mots et de musique

Chroniques d’un quotidien dans la cité Magnolia. Spectacle inspiré d’une histoire vraie.

Ben et Charlotte, la trentaine, ont décidé d’aller habiter dans une cité HLM, pour vivre la fameuse mixité sociale.
On les suit dans la rencontre… avec Assia, la voisine marocaine qui leur apporte des couscous fumants, Bachir, l’épicier d’en face qui leur fait crédit, Casquette et Barbichette, des jeunes qui s’installent dans leur cage d’escalier, Keny, une maman malgache pleine de rêves, Djamel, le rappeur, Idriss, un éducateur épris de liberté et de justice avec qui ils vont collaborer…
Jour après jour, entre doutes et convictions profondes, Ben et Charlotte sont ballotés entre de magnifiques moments porteurs de sens et l’immersion de la violence dans le quotidien de la cité.
Le récit de ces rencontres dessine une vérité autre que celle souvent entendue dans les médias et vient faire écho aux paroles du poète brésilien Guimaraes Rosa : Raconter, c’est résister.

Spectacle tout public à partir de 11 ans
Durée : 1h18

Création 2018
Ce spectacle a reçu une aide à la création de la Communauté de Communes Le Grésivaudan

 » J’ai lu ce texte sur les gens dans l’entrée de l’immeuble et j’ai beaucoup aimé. On dirait que parfois – et peut-être souvent – les tigres ne sont que des agneaux qu’on a maltraités et méprisés. «  Christian Bobin

Note de mise en scène

Le choix d’une mise en scène simple et épuré donne à voir la cité, la cage d’escalier et l’appartement de Ben et Charlotte à travers les corps des comédiens qui habitent cet espace. Cet espace devient alors décor imaginaire et les enferme ou les libère au fur et à mesure du récit avant de voler en éclat, comme si jouant avec l’intérieur et l’extérieur, les émotions de tous ces personnages colorés et attachants, tous incarnées par les deux interprètes, dialoguant entre mots et musique, cherchaient un chemin pour libérer leur parole et être enfin entendus par delà les murs du quartier. Au fil des mots, le spectateur verra surgir devant lui, dans leur réalité complexe : Les Copains d’en Bas.

spectacle les copains d'en bas

Le mot du metteur en scène, Juan Antonio Martinez y Carrion

Quand j’ai lu Les copains d’en bas, j’étais chez moi… à l’intérieur de moi… de mon enfance… de mon quartier « populaire »… J’ai retrouvé tous mes ami(e)s d’enfance, d’en France… Les saveurs épicés des mots, les couleurs de toutes ces émotions … Quand j’ai lu Les copains d’en bas, j’ai retrouvé ce qui m’anime dans mon travail artistique depuis toujours, l’envie de partager, de parler des taiseux, de mettre en couleurs des mots en musique pour donner à entendre, à voir, la vie de tous les enfants et petits enfants de mes anciens copains de tous les quartiers populaires du monde avec qui j’ai grandi et dont certains ont quitté la vie plus vite que d’autres…
Les copains d’en bas, c’est du vécu du dedans, sans esbroufe, c’est un conte cruel, plein d’humanité et d’espoir malgré tout. C’est un magnifique voyage à l’intérieur du goût des autres que nous ne devons jamais cessé de redécouvrir pour éviter de nous entre-tuer… Les copains d’en bas, c’est surtout un moment de théâtre pur, beau, qui bouleverse nos clichés, un moment qui rend heureux, avec une très grande simplicité…
 » Rendre à chaque geste, à chaque objet, à chaque instant, à chaque homme sa valeur de miracle. »  Albert Camus
C’est ce que nous avons essayé de faire, avec passion et humilité, avec Les copains d’en bas.

Présentation du metteur en scène, Juan Antonio Martinez y Carrion

Après le conservatoire d’art dramatique de Grenoble et l’école Sarah Sanders (Actor’s studio) il devient comédien, puis metteur en scène, professeur d’art dramatique, réalisateur vidéo et crieur public. Il aime à sillonner à travers les espaces imaginaires du théâtre, de la vidéo et des arts de la rue. Il a joué entre autres avec Gérard Morel (théâtre de la Chenille), Chantal Morel (Equipe de création théâtrale), Philippe Delaigue (Travaux 12, Comédie de Valence) et collaboré entre autres avec Gilles Rhodes (Transe Express), Pierre Delosme (Cie de L’éléphant vert), Bruno Eckert (l’arbre à nomades), Sylvestre Jamait (Cie Malabar), Miguel Angel Martin (Carros de Foc, España), Charlotte Seuntjens (Teater TOL, Belgique), Jean Baptiste Duperray (Cie les quidams) en tant que coordinateur artistique du Carnaval de Romans. Depuis bientôt 40 ans il a joué, mis en scène (souvent sur des commandes d’écriture) participé ou réalisé près d’une centaine de formes artistiques divers. Il n’a jamais cessé non plus de rester au contact de ses origines et de créer des projets dans les quartiers « difficiles » dont il est issu. De « grand frère », il est devenu « Chibani ».

C’est qui ?

Ignace Fabiani Les copains d'en bas

IGNACE FABIANI
Jeu, écriture et adaptation

Claire Davienne Les copains d'en bas

CLAIRE DAVIENNE
Jeu, musique (violoncelle, sansula) et adaptation

Mais également…

Aide à l’adaptation : Christina Fabiani

Accompagnement artistique et mise en scène : Juan Antonio Martinez y Carrion

Regard extérieur : Dorothée Volut